Circuits Chine

Grandeur du Yunnan

13 Jours / 12 nuits

Descriptif

Kunming – Jianshui – Yuanyang – Kunming – Dali – Shaxi – Shangri-La – Lijiang – Kunming
Ce circuit de 13 jours est une ode au Yunnan, où les rizières en terrasses, les temples suspendus et les cultures Bai, Naxi et tibétaines se rencontrent dans une harmonie envoûtante. Guidé par des experts, vous découvrirez une Chine authentique, où la nature sculpte des chefs-d’œuvre et les traditions chantent des récits millénaires. Préparez-vous à une aventure qui restera gravée dans votre mémoire.

Les points forts

  • Rizières de Yuanyang : rizières en terrasses reconnues par l’UNESCO , sublimes au lever et coucher du soleil
  • Forêt de Pierre de Naigu : labyrinthe calcaire unique, loin des foules, idéal pour une promenade poétique
  • Villages Bai et Naxi : immersion authentique dans les cultures locales de Xizhou, Shuhe et Yuhu
  • Monastère Songzanlin et Lac Napa : plongée dans la spiritualité tibétaine et dans les paysages alpins de Shangri-La

Matin: Acceuil à l’arrivee pả notre guide et chauffeur, transfert sans bruit à travers des avenues bordées de frangipaniers et de camphriers ; l’air qui entre par la vitre ouverte sent déjà le printemps, même en plein hiver. Votre hôtel se dresse au cœur de la ville : façade contemporaine, lobby ouvert sur un jardin intérieur où murmure une petite cascade, chambres aux tons crème et jade ponctuées de broderies yi et de bois de rose du Yunnan

Après-midi – Libre Kunming vous laisse choisir votre propre tempo.

Certains prendront le téléphérique pour les Monts de l’Ouest. Là-haut, les temples taoïstes accrochent leurs toits verts aux falaises ; les pins tordus par le vent encadrent le lac Dian, vaste miroir où se reflètent les nuages et les voiles des barques de pêcheurs.

D’autres préféreront descendre dans le tumulte joyeux du Marché aux Fleurs et aux Oiseaux. Des tapis de roses thé, d’orchidées sauvages et de pivoines géantes débordent sur les trottoirs ; des cages en bambou tressé abritent des merles à huppe orange et des bulbuls qui sifflent plus fort que les klaxons.  Quand le soleil commence à décliner derrière les collines, Kunming se pare d’or et de rose. Vous rentrez à l’hôtel, les mains pleines de petites merveilles inutiles et précieuses, le cœur déjà un peu yunnannais.

Touriste à Guilin – Paysages karstiques – Asia Novo Tours

Matin Après un petit-déjeuner où les nouilles de riz glissent dans le bouillon comme des souvenirs tièdes et où les youtiao croustillent encore, votre guide vous entraîne vers le sud.

Quatre-vingt-dix kilomètres plus tard, la Forêt de Pierre de Naigu surgit du sol comme un rêve devenu minéral. Des aiguilles de calcaire noir, hautes de trente mètres, jaillissent entre les champs de blé et de colza ; certaines ressemblent à des pagodes oubliées, d’autres à des amants pétrifiés, d’autres encore à des épées plantées là par des dieux capricieux. En été, les potentilles jaunes éclatent entre les rochers comme des taches de soleil liquide. Le vent glisse dans les passages étroits ; on entend presque les pierres chuchoter les légendes yi et sanni qui les ont vues naître. Vous marchez lentement, la main effleurant la roche froide, et pendant un instant, vous n’êtes plus tout à fait d’aujourd’hui.

Après-midi La route file ensuite vers Jianshui, trois heures de paysages doucement ondulés. La ville apparaît, paisible et fière, avec ses remparts Ming encore debout et ses ruelles bordées de maisons aux façades de bois sombre.

Première escale : l’atelier Zengji Tofu. Dans la cour ombragée, des bassines de cuivre bouillonnent doucement ; la grand-mère verse le nigari goutte à goutte dans le lait de soja chaud, et le caillé se forme comme par magie. L’odeur est douce, légèrement noisettée. On vous tend une assiette : tofu grillé sur braises, croustillant dehors et fondant dedans, arrosé d’une sauce pimentée maison ; tofu farci aux herbes et aux champignons noirs ; tofu fumé qui sent le bois de pin. Tout est simple, vrai, délicieux. On mange assis sur de petits tabourets, entre rires et silences, comme dans une famille qu’on aurait toujours connue.

Le soir vous accueille dans un hôtel ancien restauré : cours intérieures où murmurent des bassins de lotus, lanternes de papier qui tremblent doucement, chambres aux poutres apparentes et aux lits drapés de lin brodé. De la fenêtre, on aperçoit les toits de tuiles grises de Jianshui qui s’étagent jusqu’aux collines lointaines.

Pente colorée de Qicai (Yunnan) – Paysage multicolore – Asia Novo Tours

Matin Jianshui s’éveille avec la douceur d’une ville qui a vu passer trois dynasties et n’en a gardé que le meilleur. La Résidence des Zhu s’ouvre devant vous : un labyrinthe de quarante cours intérieures, chacune plus raffinée que la précédente. Portails laqués de rouge sombre, bois de camphrier sculpté en nuages et en dragons, fresques murales encore éclatantes où des phénix dansent parmi les pivoines. On croirait entrer dans le souvenir vivant d’une famille de marchands qui, au temps des Qing, avait fait fortune sur la Route du Thé et des Chevaux. Les bassins de lotus, les pavillons aux fenêtres en papier de riz, les couloirs où l’ombre joue sur les briques grises : tout ici respire une élégance tranquille, presque mélancolique.

À quelques rues, le Pont du Double Dragon enjambe la rivière Lujiang avec la grâce d’un calligraphe. Dix-sept arches de pierre bleue s’élancent au-dessus de l’eau, reflétées si parfaitement qu’on dirait un serpent à deux têtes qui se mord la queue. Construit sous les Qing, il porte encore les traces des chariots et des sabots des mules qui traversaient autrefois le Yunnan. Le vent glisse sous les arches ; on entend presque le rire lointain des bateliers.

Après-midi La route quitte Jianshui et grimpe doucement (~2 heures) vers Yuanyang. Soudain, au dernier virage, le monde se déchire : les rizières en terrasses de Laohuzui apparaissent, immenses, liquides, infinies. Sculptées depuis huit siècles par les Hani, elles descendent en cascades d’argent et d’or jusqu’au fond de la vallée.

Selon la lumière, elles deviennent miroirs où le ciel se noie, ou rubans de feu quand le soleil décline. Les noms donnés par les villageois dansent dans l’imagination : « Bouche du Tigre » là où les terrasses se resserrent brutalement, « Cheval Galopant » dans cette courbe qui semble s’élancer vers la montagne. Le vent fait frémir l’eau ; chaque reflet est un coup de pinceau vivant.

Pont Double Dragon au crépuscule (Yunnan) – Pont ancien – Asia Novo Tours

Matin Le réveil de bon heure du matin, Vous montez jusqu’au belvédère de Duoyishu, le souffle court, et vous attendez. Puis ça vient : une lueur rose, presque timide, qui effleure les crêtes. La brume, épaisse et laiteuse, dort encore dans les vallées. Soudain, le soleil jaillit derrière les montagnes lointaines et, en une seconde, les rizières s’allument. Des milliers de terrasses se transforment en lames d’or liquide, en miroirs d’argent brisé, en éclats de lumière pure. Le monde entier tient dans ce reflet tremblant ; on dirait que le ciel s’est renversé pour mieux se contempler.

Retour à l’hôtel pour le petit déjeuner,  en suite, commencer de la balade au sentier de Bada à Jingkou serpente entre les rizières (2 à 4 heures selon votre rythme). À chaque pas, l’eau coule, claire et vive, dans les canaux creusés il y a huit cents ans par les Hani : un réseau si parfait qu’il semble l’œuvre d’un dieu jardinier. Les toits en champignon du village apparaissent enfin, ronds et bruns, posés sur la pente comme des champignons géants après la pluie. Des femmes en costume indigo rentrent des champs, panier au dos ; un vieux fume sa pipe sur le seuil, impassible, comme s’il avait toujours été là.

Soirée Retour à Bada quand le jour commence à décliner. Vous vous installez sur la terrasse de l’hôtel, une tasse de thé fumant entre les mains. Le soleil descend lentement derrière les crêtes, et les rizières s’embrasent une dernière fois : rouge sang, pourpre profond, orange brûlé. Les ombres s’allongent, les nuages se teintent de rose, puis tout bascule dans un bleu très doux, presque irréel. Le silence tombe, lourd et doux à la fois. Plus un bruit, sinon le léger clapotis de l’eau qui continue sa danse éternelle d’une terrasse à l’autre.

Jeune couple à Lijiang (Yunnan) – Vieille ville – Asia Novo Tours

Matin Si le calendrier lunaire le veut, le marché de Yuanyang (souvent à Niujiaozhai ou Shengcun) vous ouvre ses portes dès l’aube. Les Hani aux bonnets noirs brodés d’argent, les Yi en jupes plissées rouge et jaune, les Dai aux tuniques pastel descendent des montagnes comme une rivière de couleurs. Les étals débordent de piments séchés en guirlandes, de racines de galanga, de sacs de riz rouge, de poules vivantes attachées par les pattes. Une vieille Hani vous tend une poignée de noix de betel en souriant ; un gamin Yi vous propose un oiseau en bambou tressé pour quelques yuans. L’air sent le feu de bois, la viande grillée, le thé au beurre rance. On rit, on marchande, on chante ; la montagne entière semble s’être donné rendez-vous ici pour se rappeler qu’elle est vivante.

Après-midi La route redescend vers Kunming, longue et sinueuse (~5 heures). À mi-chemin, arrêt dans un village mongol du Yunnan : maisons de pisé aux toits plats, femmes qui filent la laine sous le porche, enfants qui courent après les oies. On vous offre un bol de lait de jument fermenté et des galettes cuites sur la plaque en fonte ; le goût est âpre, sincère, ancien.

Kunming apparaît enfin, tiède et fleurie, « ville du printemps éternel ». À peine le temps de changer de quai : le TGV vous avale et, en deux heures à peine, vous dépose à Dali. Les montagnes Cangshan, coiffées de neige même en été, se dressent à l’ouest ; à l’est, le lac Erhai s’étale, plat et brillant comme une lame de jade. Votre hôtel est un ancien relais Bai restauré : cours intérieures pavées de marbre gris, poutres sculptées de nuages et de grues, lanternes de papier peint à la main. Dans votre chambre, une fenêtre donne sur le lac où flottent encore quelques barques de pêcheurs aux filets carrés.

Rizières en terrasse de Yuanyang (Yunnan) – Miroir du ciel – Asia Novo Tours

Matin Le marché de Xizhou s’éveille avant même le soleil. Les femmes Bai, coiffées de leur bonnet blanc brodé de fleurs et ceinturées d’indigo, posent sur les étals des poissons du lac Erhai encore frétillants, des bottes de coriandre fraîche, des paniers de champignons noirs ramassés dans la montagne. L’odeur des Xizhou baba – ces galettes dorées, croustillantes dehors, moelleuses dedans – monte des plaques de fonte brûlantes. On vous en tend une, encore fumante, saupoudrée de sucre ou fourrée aux oignons verts : le goût même du matin Bai.

Puis découverte des petit rues. Les maisons traditionnelles aux murs blanchis à la chaux et aux portails de marbre gris sculpté de dragons et de phénix s’ouvrent comme des livres anciens. Les cours intérieures, pavées de galets en motifs d’oiseaux ou de lotus, respirent la sérénité. Les fresques murales, protégées par les avant-toits retroussés, racontent des histoires de caravanes et de déesses du lac.

Après-midi Enfourchez un vélo (~30 CNY) et longez le lac Erhai. La piste plate serpente entre les rizières d’un vert presque insolent et l’eau si calme qu’elle reflète les nuages comme un miroir posé à plat. À gauche, les villages de pêcheurs aux filets carrés ; à droite, les sommets enneigés de Cangshan qui semblent flotter au-dessus du monde. Les cormorans sèchent leurs ailes sur les piquets, un buffle vous regarde passer avec la lenteur d’un empereur déchu, une femme Bai lave son linge en chantonnant une mélodie vieille de mille ans. Le vent léger sent le riz et le poisson séché.

En fin de journée, rentrez par la vieille ville de Dali. Franchissez la porte sud, massive et millénaire, et perdez-vous dans le lacis de ruelles pavées. Les boutiques de marbre tie-dye, les échoppes de thé pu’er, les cafés installés dans d’anciennes cours Bai. Les Trois Pagodes veillent au loin, silhouettes élégantes sur fond de montagne. Le soleil décline derrière Cangshan et dore les toits de tuiles grises ; les lanternes rouges s’allument une à une, comme des yeux qui s’ouvrent doucement.

Pont Double Dragon (Yunnan) – Pont ancien – Asia Novo Tours

Matin À l’aube, la route quitte Dali et s’enroule dans les vallées comme un ruban oublié. Une heure et demie plus tard, Shaxi apparaît : un village si parfaitement conservé qu’on croirait le décor d’un rêve Qing que personne n’a osé réveiller. Inscrit par l’UNESCO parmi les cent lieux les plus fragiles de la planète, il porte encore la trace des sabots des mules et des pas lents des caravaniers qui transportaient le thé pu’er vers le Tibet.

Les ruelles sont pavées de pierres polies par trois siècles de passages. Le théâtre ancien, colonnes vermillon et toit retroussé, semble attendre que tombe le rideau sur une pièce jouée hier. La place Sideng est vide, silencieuse ; seul le vieux sophora centenaire balance ses branches comme un vieil ami qui vous reconnaît. Sur le pont voûté de la rivière Heihui, l’eau coule claire et froide, et l’on jurerait entendre, porté par le vent, le tintement lointain des clochettes des chevaux d’autrefois.

Après-midi Un vélo vous attend devant la porte. Vous pédalez sans but, doucement, entre les champs de blé et de colza qui ondulent comme une mer d’or pâle. Les maisons Bai aux murs blanchis et aux toits en ailes de corbeau vous saluent au passage ; leurs portes peintes de lotus ou de grues restent entrouvertes, comme une invitation qu’on n’ose pas formuler. Un vieux laboureur vous sourit, un enfant court après un cerf-volant rouge, des canards traversent la route avec l’assurance de ceux qui savent qu’ici, rien ne presse jamais.

Le soleil descend lentement derrière les collines, allumant des reflets cuivrés dans les rizières. Vous rentrez sans hâte. Diner libre et nuit à Shaxi

Femme asiatique en tenue traditionnelle – Élégance ethnique – Asia Novo Tours

Matin Une navette grimpe à flanc de montagne jusqu’à Shibaoshan. Le Temple Baoxiangsi surgit comme un mirage : toits rouges accrochés à la falaise, clochettes qui tintent dans le vide, brume qui s’effiloche autour des pins tordus. Plus bas, les grottes de Shizhongsi ouvrent leurs bouches sombres sur des Guanyin de pierre, sculptées entre le IX et le XIII siècle. Les visages de la déesse de la compassion, parfois à mille bras, parfois simplement sereins, émergent de la roche avec une douceur presque vivante. L’encens brûle lentement ; le temps, lui, semble s’être arrêté ici depuis le premier coup de ciseau.

Après-midi Descente vers le petit village de Shilong. Les maisons de pierre grise dorment sous les poiriers et les noyers ; une grand-mère épluche des pommes de terre sur le seuil, des poules picorent entre les pavés. Le silence est si dense qu’on entend les feuilles tomber.

Puis la route reprend, deux heures et demie de lacets à travers des gorges profondes et des forêts de rhododendrons. L’air se raréfie, les yaks apparaissent au bord du chemin, et soudain Shangri-La se dévoile à 3 200 mètres : toits plats, murs ocre, drapeaux de prières qui claquent comme des ailes multicolores.

Soir Quand la nuit tombe, bleue et glacée, descendez vers la vieille ville. Sur la Place de la Lune, les haut-parleurs diffusent une mélodie tibétaine lente et grave. D’un seul mouvement, les habitants se prennent par la main : jeunes filles en robe longue, vieux messieurs en chapeau de feutre, enfants qui tournoient comme des toupies. Le cercle s’élargit, se resserre, avance, recule, au rythme des bottes sur le pavé. Les étoiles sont si proches qu’on pourrait les toucher ; les rires montent, clairs et libres, dans l’air froid.

Forêt de pierre du Yunnan (Shilin) – Géologie unique – Asia Novo Tours

Matin Le monastère Songzanlin surgit à l’aube, accroché à son rocher comme un palais descendu des nuages. Surnommé le « Petit Potala », il déploie ses toits d’or et ses murs ocre sur la colline, ceinturé de milliers de drapeaux de prières qui claquent dans le vent à 3 300 mètres.

À l’intérieur, l’air est dense : beurre de lampe, encens de genévrier, voix graves des moines qui récitent les soutras. Dans la grande salle d’assemblée, Bouddha Shakyamuni, haut de trois étages, regarde de ses yeux peints avec une douceur infinie. Les lamas, robe pourpre et sourire tranquille, vous font signe d’entrer dans leur dortoir : coussins usés, théières noircies, livres sacrés enveloppés de tissu jaune. L’un d’eux vous raconte, d’une voix basse, comment il a quitté son village à treize ans pour venir étudier ici. Il n’a jamais regretté. Le temps, dit-il en tournant lentement son moulin à prières, n’est qu’un cheval qui passe au galop ; seule la compassion reste.

Après-midi Une famille tibétaine vous reçoit dans sa maison de pierre et de bois. Sur le poêle en fonte, la théière bouillonne. On verse le thé au beurre de yak dans votre bol : salé, épais, presque gras, avec cette odeur de fumée et de montagne qui prend à la gorge et réchauffe jusqu’aux os. La grand-mère tourne le moulin à tsampa, le père vous montre les photos de ses enfants moines à Lhassa, les chiens aboient doucement contre les yaks qui passent devant la fenêtre. On ne parle pas beaucoup ; on sourit, on se regarde, on partage.

Puis la route file vers le lac Napa. À 3 500 mètres, l’herbe est courte et drue, les marais reflètent un ciel si bleu qu’il fait mal aux yeux. Des yaks noirs, massifs et paisibles, broutent au bord de l’eau ; parfois l’un d’eux lève la tête et vous fixe longuement, comme s’il vous reconnaissait d’une vie antérieure. Le vent glisse sans obstacle sur la plaine immense ; les drapeaux de prières, loin derrière, continuent de battre pour vous. Ici, au bord du lac Napa, le monde est exactement à sa place. Et vous, pour la première fois peut-être, aussi.

Monastère Songzanlin (Shangri-La) – Petit Potala – Asia Novo Tours

Matin La route s’échappe de Shangri-La à travers des vallées où l’herbe haute ondule encore sous le vent tibétain. Deux heures et demie plus tard, elle s’arrête net au bord du vide : les Gorges du Saut du Tigre. Le Jinsha, vert émeraude et furieux, s’est frayé un passage à travers la montagne, creusant l’un des canyons les plus profonds de la planète. Le sentier vous mène jusqu’à un promontoire battu par les embruns : en bas, le fleuve gronde comme mille dragons enchaînés ; au-dessus, les falaises de marbre et de granit montent droit vers le ciel. On dit qu’un tigre, acculé par les chasseurs, bondit ici d’une rive à l’autre – vingt-cinq mètres de pure légende. Le vent hurle dans la gorge ; vous restez là, le cœur suspendu entre la peur et l’émerveillement.

Après-midi Lijiang surgit enfin, blottie au pied de la Montagne du Dragon de Jade. La vieille ville, classée par l’UNESCO, vous ouvre ses bras de pierre et d’eau : ruelles pavées luisantes, canaux qui chantent sous les ponts moussus, saules pleureurs qui effleurent les reflets. Les maisons Naxi aux murs gris et aux portes de bois sculpté semblent attendre depuis toujours votre pas.

Montez au Palais Mufu, demeure des anciens chefs héréditaires. Cours sereines, fresques aux couleurs encore vives, passerelles qui dominent la mer infinie de toits ondulés. Du haut du pavillon du Lion, la ville entière se déploie comme une calligraphie vivante, tandis qu’au nord le Dragon de Jade, couronné de neiges éternelles, veille sur son peuple avec la patience des montagnes. Le soleil décline. Les lanternes rouges s’allument le long des canaux, les boutiques de broderies et de thé pu’er baissent leurs rideaux de bambou, et l’on entend, venu d’un temple caché, le son grave d’un dongjing – musique sacrée des Naxi qui ressemble à un soupir très ancien.

 

Monastère Songzanlin (Shangri-La) – Petit Potala – Asia Novo Tours

Matin Shuhe s’éveille avant Lijiang, plus douce, plus secrète. Les canaux y sont plus clairs, les pavés plus lisses. Ce petit frère de la grande vieille ville a gardé l’âme intacte : maisons de pierre grise aux portes sculptées, ponts voûtés où les grand-mères lavent encore leurs légumes, odeur de bois brûlé et de thé au jasmin qui flotte entre les murs.

Puis la route monte à Yuhu, village accroché au pied même du Dragon de Jade. Ici, les maisons sont plus rustiques : bois sombre, pierres brutes, toits alourdis par des cailloux blancs pour résister au vent des cimes. Le temps semble s’être arrêté au siècle dernier.

Après-midi Le lac de Yuhu est là, tout petit, tout rond, posé comme une goutte d’argent tombée du glacier. De l’autre côté, la montagne Yulong (ou Jade Dragon Snow Mountain) dresse ses treize pics enneigés, si proche qu’on croirait pouvoir toucher la neige en tendant le bras. Parfois la brume monte du vallon et enveloppe les cimes ; on raconte alors que c’est l’âme de la princesse naxi qui pleure encore son amant changé en montagne par les dieux jaloux.

Pont dans la vieille ville de Lijiang – Nuit chinoise – Asia Novo Tours

Matin : Un TGV silencieux (quatre heures et demie à peine) vous glisse vers Kunming, la ville du printemps éternel. Dès l’arrivée, la journée vous est rendue comme un cadeau ouvert : vous êtes libre de marcher où le cœur vous porte.

Après-midi : Au temple Yuantong, huit siècles de prières flottent encore dans l’air tiède. Les carpes rouges tournoient lentement dans les bassins de pierre, comme des braises vivantes ; un moine passe, lent et doré, et sa psalmodie semble faire frémir les feuilles des ginkgos.

Plus loin, le Parc du Lac Cui déploie ses lotus et ses pavillons au-dessus de l’eau miroir. Le vent léger soulève l’odeur du thé grillé et des beignets frits ; des vieux jouent aux échecs sous les saules, des amoureux se photographient devant les fleurs de prunier.

Enfin, le Marché aux Fleurs et aux Oiseaux Jingxing explose de vie : cages d’osier où chantent les pinsons, étals débordants de pivoines et d’orchidées, cris joyeux des vendeurs, rires des enfants courant après des ballons en forme de poisson rouge.

Terre rouge de Dongchuan (Yunnan) – Paysage flamboyant – Asia Novo Tours

Matin – Derniers instants au Yunnan Le jour se lève, léger et doré, sur la dernière étape. Transfert privé par notre chauffeur vers l’aéroport de Kunming  en passant des champs de colza encore humides de rosée, silhouettes lointaines des montagnes qui s’estompent peu à peu, comme un rideau qu’on tire avec douceur.

Si le vol le permet, offrez-vous une dernière heure dans Kunming, la « ville du printemps éternel ». Marchez sans but autour du lac Cuihu : les mouettes tournoient déjà au-dessus de l’eau verte, les vieux messieurs nourrissent les carpes rouges, une vendeuse de nouilles tire ses filaments avec la patience d’un calligraphe. L’odeur des fleurs de frangipanier et des vapeurs de bouillon de travers de porc se mêle dans l’air tiède. Vous achetez un dernier bol de guoqiao mixian (nouilles qui traversent le pont) ; le bouillon brûlant, les herbes fraîches, la fine tranche de jambon cru du Yunnan vous réchauffent une ultime fois le cœur. Fin du voyage

Nos clients parlent de ce circuit:

Avis sur notre service
  
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