Splendeurs de Chine
Descriptif
Les points forts
- Grande Muraille à Mutianyu : Explorez cette section restaurée, loin des foules, avec des vues spectaculaires et une télécabine optionnelle
- Cité Interdite & Tian’anmen : Plongez dans l’histoire impériale à Pékin avec ce palais majestueux et la plus grande place du monde
- Armée de Terre Cuite à Xi’an : Admirez 6 000 guerriers en terre cuite, un trésor archéologique unique classé à l’UNESCO
- Monastère Shaolin & Kung-Fu : Découvrez le berceau du kung-fu à Dengfeng avec un spectacle captivant d’arts martiaux
- Suzhou & Shanghai : Savourez les jardins poétiques de Suzhou et l’effervescence moderne du Bund à Shanghai
Programme Detaillé
Matin : Votre périple s’ouvre à Pékin, capitale majestueuse où chaque pierre semble vibrer au souffle de siècles d’histoire. Dès votre arrivée, un transfert privé vous conduit vers un hôtel raffiné, écrin de sérénité où l’élégance contemporaine se marie harmonieusement aux délicates touches chinoises : lanternes écarlates, soieries précieuses et parfums subtils d’Orient. Un accueil attentionné et une aide discrète pour vos bagages vous enveloppent aussitôt d’une douce quiétude, dissipant la lassitude du voyage.
Après-midi : Vous avez tout après midi libre à découvrir la ville à votre rythme.
Laissez-vous porter par l’immensité solennelle de la place Tian’anmen, vaste théâtre à ciel ouvert bordé de hauts lieux symboliques tels que le Mausolée de Mao, le Musée national de Chine et le Monument aux Héros du Peuple. Puis, franchissez les portes de la Cité Interdite, joyau classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ancien cœur battant des dynasties Ming et Qing. Entre pavillons majestueux et cours silencieuses, un labyrinthe de palais somptueux dévoile fresques chatoyantes, trônes impériaux et secrets murmurés par le temps.
Soirée : Pour clore cette première journée en beauté, laissez-vous tenter par le célèbre canard laqué de Pékin, véritable œuvre d’art culinaire. Sa peau dorée et croustillante, sublimée par des saveurs délicates, vous invite à un voyage gustatif digne des fastes de la cour impériale.

Matin Après un petit-déjeuner typiquement pékinois – baozi tout juste sortis de la vapeur, bol de porridge de millet tiède et réconfortant –, prenez la route vers la Grande Muraille à Mutianyu (160 km, environ 3 h 30). Cette portion, magnifiquement restaurée et bien moins fréquentée que Badaling, offre ce que la Muraille a de plus saisissant : édifiée il y a près de deux millénaires, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle déroule ses 8 000 kilomètres de pierre du cœur de Pékin jusqu’aux confins du désert de Gobi. Ses créneaux ondulent comme un dragon à travers des collines drapées de verdure, rythmés par des tours de guet qui dominent des panoramas vertigineux. Pour plus de douceur, il est possible de gravir ou redescendre la pente en télécabine (environ 150 CNY par personne, à régler sur place).
Après-midi Vous découvrirez ensuite l’atelier d’un maître artisan du cloisonné : sous vos yeux, les émaux aux couleurs profondes et les motifs délicats prennent vie entre des mains patientes, révélant les secrets d’un art plusieurs fois centenaire. Un arrêt s’impose devant le Nid d’Oiseau, ce stade emblématique des Jeux olympiques de 2008 dont les courbes d’acier tressé incarnent la Chine tournée vers l’avenir.
Soirée Le dîner sera consacré au rite impérial par excellence : le canard laqué pékinais, servi dans un restaurant fidèle à la tradition. Peau dorée et croustillante, chair fondante, parfums subtils de pâte de haricot fermenté et de ciboule : chaque bouchée célèbre l’élégance et la richesse d’une cuisine née à la cour des empereurs.

Matin Au lever du jour, laissez-vous initier au Taï Ji Quan, cette « boxe de l’ombre éternelle », dans l’un des parcs où Pékin respire encore au rythme lent des anciens. Sous les arbres centenaires, parmi les habitants qui tracent dans l’air des gestes millénaires, vous sentirez l’énergie paisible de la ville se lever avec le soleil.
Poursuivez vers la place Tian’anmen, la plus vaste du monde, cœur battant et solennel de la Chine contemporaine. Flanquée du Mausolée de Mao et couronnée par la Porte de la Paix Céleste aux tuiles vernissées d’or, elle ouvre sur la Cité Interdite. Franchissez le seuil de ce palais légendaire, inscrit au patrimoine de l’UNESCO, qui abrita vingt-quatre empereurs des dynasties Ming et Qing. À travers un labyrinthe de près de dix mille salles, les pavillons de l’Harmonie Suprême, les appartements secrets des concubines et les jardins impériaux aux pins tordus par les siècles dévoilent une splendeur intacte, presque irréelle.
Après-midi À l’heure du déjeuner, partagez le repas chez l’habitant, dans la chaleur simple d’une cour de hutong. Autour de la table basse, on vous servira des zhajiangmian généreuses, nouilles enrobées de pâte de soja fermentée, parfumées à la ciboule et au porc haché – saveurs profondes d’un Pékin qui ne figure dans aucun guide étoilé. Puis montez les marches raides de la Tour du Tambour. Du haut de ses balcons de bois vermillon, le vieux Pékin se déploie sous vos yeux : mer infinie de toits gris ondulant comme des vagues figées, traversée ça et là par les rubans dorés des palais impériaux.
Soirée Quand le crépuscule teinte la ville d’un rose pâle, gagnez la gare pour embarquer à bord du train couchette vers Xi’an. Le convoi s’ébranle doucement, emportant dans la nuit les lumières de Pékin. Bercé par le rythme régulier des rails, vous traverserez les grandes plaines du Nord, tandis que la Chine défile derrière la vitre comme un rouleau de peinture ancien qui se déroule sans fin.

Matin L’aube vous trouve à Xi’an, cité millénaire qui fut treize fois capitale et cœur palpitant de la Route de la Soie. Dès l’arrivée, prenez la route vers le site de l’Armée de Terre Cuite, l’une des plus bouleversantes merveilles du patrimoine mondial. À quelques lieues du mausolée de Qin Shi Huang Di, premier empereur de Chine, plus de six mille guerriers et chevaux d’argile, exhumés en 1974, se tiennent alignés dans l’ombre des fosses. Chacun porte un visage différent, ciselé avec une vérité presque effrayante : moustaches fines, regards résolus, plis des armures encore saillants après vingt-deux siècles. Silencieux, ils veillent sur l’âme d’un souverain qui voulait défier la mort même.
Après-midi Retour à la ville pour découvrir la Petite Pagode de l’Oie Sauvage, joyau élancé du VIIIe siècle dressé dans un écrin de verdure. Ses briques patinées par le temps semblent encore frémir des prières des moines tang. Dans l’ombre fraîche de ses jardins, un maître calligraphe vous accueillera. Sous sa conduite, le pinceau glissera sur le papier de riz, traçant des idéogrammes noirs et vivants qui portent en eux toute la respiration de la langue chinoise – instant suspendu où l’on touche du bout des doigts l’âme d’un peuple.
Soirée Le dîner célèbre la grande spécialité de Xi’an : les jiaozi, raviolis fondants façonnés à la main, farcis de porc et ciboule ou de légumes croquants, trempés dans une sauce aigre-douce qui réveille les papilles.
En option, laissez-vous emporter par un spectacle de danses Tang (~200 CNY par personne, à régler sur place). Sous les lanternes, les costumes de soie aux couleurs de l’arc-en-ciel flottent comme des nuages, les manches immenses dessinent des arabesques infinies, et la musique ancienne ressuscite, l’espace d’une soirée, la splendeur fastueuse de la dynastie qui fit de Xi’an la ville la plus brillante du monde.

Matin Au cœur de Xi’an, laissez-vous happer par l’effervescence du quartier musulman Hui. Entre les étals fumants, les ruelles exhalent l’odeur entêtante des brochettes d’agneau grillé au cumin et le claquement rythmé des nouilles biangbiang tirées à la main – larges comme des ceintures, elles dansent dans les marmites avant de finir nappées d’huile rouge pimentée.
Un peu plus loin, entrez dans l’intimité d’une fabrique de jade. Sous les doigts des artisans, la pierre impériale, verte comme l’eau profonde des lacs sacrés, prend vie : dragons lovés, pivoines épanouies, chaque pièce porte en elle la promesse d’immortalité que les Chinois lui prêtent depuis la nuit des temps.
Puis, montez à bord d’un TGV qui file à travers les plaines dorées du Henan. En à peine quelques heures, Xi’an s’efface derrière la vitre et Luoyang, la légendaire « ville aux mille pivoines », apparaît.
Après-midi À l’approche de Longmen, la rivière Yi coule, tranquille, entre deux falaises de calcaire blond. Là, sur plus d’un kilomètre, s’ouvrent les Grottes de Longmen – cent mille statues, deux mille trois cents niches creusées entre le Ve et le VIIIe siècle. Sous les dynasties Wei du Nord et Tang, des armées de sculpteurs ont fait jaillir de la pierre des Bouddhas colossaux : le grand Vairocana, haut de dix-sept mètres, sourit avec une sérénité qui traverse les âges, tandis que des bodhisattvas aux traits fins, aux lèvres entrouvertes, semblent encore murmurer des sutras oubliés. Chaque regard, chaque pli de robe est une prière pétrifiée dans le roc.
En fin de journée, la route serpente vers Dengfeng (~80 km, 1 h), au pied du mont Song, terre sainte du zen et berceau du kung-fu.
Soirée Vous vous installez dans un hôtel paisible, lové entre les collines boisées. Le chant des cigales emplit l’air tiède, et déjà l’on sent, dans le silence qui tombe, la respiration profonde du monastère Shaolin tout proche – demain, le rideau se lèvera sur une autre Chine, celle des moines-guerriers et des gestes plus anciens que l’écriture.

Matin : Au pied du mont Songshan, visitez le monastère de Shaolin, sanctuaire originel du gongfu. Parcourez ses pavillons plusieurs fois centenaires, le jardin des stèles où dorment des milliers d’inscriptions gravées, puis la « pierre de l’ombre » : on dit que Bodhidharma (Damo), après neuf années d’immobilité face au rocher, y laissa l’empreinte définitive de son ombre. Assistez ensuite à la démonstration des moines : lames nues, bonds vertigineux, gestes fluides où revivent le tigre, la grue, le serpent, le dragon et le léopard, dans une danse martiale aussi précise qu’un souffle de vent.
Après-midi : Route vers la gare de Zhengzhou, puis train rapide qui vous emporte vers Suzhou, la « Venise de l’Orient ». À l’arrivée, glissez dans la douceur d’un hôtel raffiné où le clapotis discret des canaux, les ponts de pierre arrondis et les jardins murmurants viennent apaiser, comme une longue inspiration, l’intensité ardente des jours précédents.

Matin : Laissez-vous envelopper par la douceur de Suzhou, la « Venise de l’Orient », où l’eau dessine depuis des siècles les veines mêmes de la ville. Commencez par le Musée des Briques d’Or, sanctuaire discret de l’architecture lettrée, puis entrez dans le Jardin du Maître des Filets – joyau classé par l’UNESCO, si petit et pourtant si vaste. À chaque pas, un pavillon aérien, un bassin où flotte le ciel, un rocher taillé comme une montagne miniature : tout y est illusion savante, paysage de l’âme réduit à l’échelle d’un souffle.
Après-midi : Poussez la porte d’une ancienne filature de soie ; là, sous vos yeux, le ver tisse son cocon, le fil se love, la teinture prend vie, et la matière la plus humble devient étoffe impériale, légère comme un secret. Puis gagnez le village d’eau de Luzhi : maisons aux murs blanchis à la chaux, ponts de pierre bombés qui se reflètent dans l’onde immobile, ruelles où le temps semble s’être endormi sur l’eau. Au gré de votre envie, montez à bord d’une barque d’ombre et de bois (environ 100 CNY, à régler sur place) : la ville glissera alors autour de vous comme un rouleau peint qui se déroule lentement.
En fin de journée, la route s’élance vers Shanghai (~110 km, 2 heures), où les néons déjà commencent à trembler à l’horizon, promettant un tout autre chant.

Matin Entrez dans le Temple du Bouddha de Jade, où le silence est plus épais que la fumée d’encens. Deux merveilles vous y attendent : un Bouddha assis, taillé dans un jade laiteux de près de deux mètres, si pur qu’on dirait qu’il respire, ses yeux d’émeraude et de rubis posés sur vous sans vous voir ; plus loin, le Bouddha allongé, long corps d’ivoire incliné vers le nirvana, comme endormi au bord de l’éternité. Les fidèles psalmodient, les baguettes d’encens tremblent, et l’air lui-même semble retenir son souffle.
Après-midi Marchez jusqu’au Bund : à votre gauche, les façades orgueilleuses des années vingt, cathédrales de pierre élevées par les concessions étrangères ; à votre droite, de l’autre côté du Huangpu, Pudong dresse ses lames de verre et d’acier, forêt de lumière dressée en une seule nuit. Le fleuve charrie entre les deux mondes une eau lourde de reflets, comme un miroir où le passé et l’avenir se regardent sans se reconnaître.
Puis plongez dans le Jardin Yuyuan, dernier carré de dynastie Ming préservé au milieu du tumulte. Là, le dragon des rocailles se love autour des bassins, les carpes rouges glissent sous les ponts en zigzag, et chaque pavillon semble murmurer la même confidence : le monde est vaste, mais un seul regard suffit à le contenir.
Remontez enfin la rue Nanjing, artère vivante où le luxe claque sous les néons et où l’odeur des raviolis grillés vous rattrape au coin d’une boutique Hermès. La foule vous porte, Shanghai vous avale, vous restitue, vous grise.
Quand la nuit tombe, deux chemins s’offrent à vous :
· laisser la ville se révéler en feu d’artifice depuis les hauteurs de la Perle d’Orient (~130 CNY, à régler sur place), ou
· vous abandonner à une croisière nocturne (~150 CNY) où les tours deviennent constellations et le fleuve, voie lactée inversée.
Quelle que soit votre choix, Shanghai, ce soir-là, ne dormira pas avant vous.

Matin Depuis la gare ultramoderne de Pudong, glissez vers l’aéroport à bord du Maglev (~50 CNY), ce serpent d’acier qui effleure le sol et bondit à 430 km/h dans un souffle presque silencieux. En quelques minutes, Shanghai s’éloigne, ses tours se fondent en un seul éclat de lumière, puis plus rien : le ciel seul, vaste et clair, vous accueille.
Dans le léger balancement de la cabine, les images affluent, se superposent, refusent de s’effacer. La Grande Muraille ondulant comme un dragon de pierre sur les crêtes bleues. Les milliers de guerriers de terre cuite, alignés dans leur nuit souterraine, gardiens d’un empereur qui n’est plus que poussière. Les grottes de Yungang et de Longmen, où les Bouddhas géants veillent encore, sourire immobile sur les lèvres. Les canaux de Suzhou, si lents, si doux, où l’eau portait les barques comme des rêves. Et Shanghai, enfin, qui vous a pris dans ses bras de néons pour mieux vous laisser partir. La Chine ne s’achève pas ici. Elle reste en vous, pliée dans le cœur comme une lettre qu’on ne finit jamais de relire.










