Panda et Tibet
Descriptif
Les points forts
- Centre des Pandas de Chengdu : Une rencontre émouvante avec ces créatures dans un écrin de bambous
- Palais du Potala à Lhasa : Une forteresse sacrée dominant le toit du monde, empreinte de spiritualité
- Armée de Terre Cuite à Xi’an : 8 000 guerriers d’argile, gardiens silencieux d’un empereur éternel
- Grande Muraille de Mutianyu : Une marche sur des remparts millénaires, sous les cimes verdoyantes
- Rue Barkhor à Lhasa : Un pèlerinage vibrant d’encens, de prières et de ferveur tibétaine
Programme Detaillé
Matin – Bienvenue au pays des pandas et du piment. Dès votre arrivée à l’aéroport international de Chengdu, vous êtes immédiatement enveloppé par cette atmosphère authentique où l’on sent déjà le parfum du poivre rouge et l’appel des woks crépitants. Votre guide francophone vous accueille avec le sourire chaleureux qui caractérise les habitants du Sichuan, une pancarte à votre nom à la main.
Un transfert privé vers le cœur de la ville, jusqu’à votre hôtel. Ici, l’architecture de l’hôtel est concu avec l’élégance contemporaine se marie avec l’âme traditionnelle du Sichuan : lanternes rouges suspendues dans le lobby, bois sombre finement sculpté, touches de calligraphie et parfois même un petit bassin où nagent des carpes koï.
Après-midi – Première respiration dans la fourmilière sichuanaise Le reste de la journée vous est entièrement consacré. Profitez-en pour vous reposer à l’hôtel, savourer un thé au jasmin sur la terrasse ou vous laisser happer par l’énergie contagieuse de Chengdu.
À deux pas, les ruelles animées de Jinli ou Kuanzhai Xiangzi vous tendent les bras : échoppes de brochettes grillées qui embaument l’air, artisans qui sculptent des ombres chinoises, théâtres de marionnettes, boutiques de soie et de thé… Ou peut-être préférez-vous flâner le long de la rivière Funan, observer les gens locaux qui pratiquent le tai-chi sous les saules pleureurs, Repas du soir libres – votre guide vous recommandera volontiers les meilleures fondue sichuanaise ou les petits restaurants de rue où les locaux se régalent. Nuit à Chengdu.

Matin – Très tôt le matin, vous partez pour le Centre de recherche et de reproduction du Panda géant de Chengdu – le moment idéal, car c’est à cette heure que les pandas sont les plus actifs et les plus gourmands.
À peine franchie l’entrée, les premiers « ah ! » d’émerveillement fusent : des boules de poils noir et blanc dévalent les troncs, se roulent dans l’herbe humide, se disputent bruyamment un morceau de bambou ou somnolent déjà, repues, dans la position la plus improbable. Ados, bébés, adultes… tous semblent poser pour vous dans ce sanctuaire vert conçu pour leur bien-être et leur préservation. Votre guide vous explique les programmes de sauvegarde, les naissances miraculeuses et l’espoir que représente chaque petit panda roux qui voit le jour ici. Un moment de pure tendresse, impossible de repartir indifférent.
Après-midi – De retour dans le centre-ville, direction le Parc Wangjianglou, poumon vert posé au bord de la rivière Jinjiang. Sous l’ombre dense des bambous centenaires, la vie locale bat son plein : groupes d’anciens concentrés autour de parties de mahjong endiablées, dames en robes colorées qui dansent au rythme de musiques traditionnelles, joueurs de cartes, chanteurs d’opéra amateurs… L’ambiance est joyeuse et détendue.
Vous vous installez dans l’une des maisons de thé les plus anciennes du parc, sur pilotis au-dessus de l’eau. Un serveur habile vous sert un thé au jasmin ou un thé vert local dans de minuscules tasses. Le temps ralentit. On savoure, on observe, on se laisse bercer par le cliquetis des pièces de mahjong et le murmure de la rivière.
Continuation de la visite à la vieille rue Jinli, véritable carte postale vivante du vieux Sichuan. Lanternes rouges suspendues en cascade, façades en bois sculpté, odeurs irrésistibles de brochettes épicées, de raviolis grillés et de sucre filé.
En soirée – Option magique : le changement de visage de l’opéra du Sichuan Pour ceux qui le souhaitent (environ 150 CNY par personne, à réserver sur place ou avec votre guide), terminez la journée en beauté avec un spectacle de bian lian, l’art légendaire du « changement de masque ». Nuit à Chengdu.

Matin – Le grand saut vers le Toit du Monde Après un petit-déjeuner à l’hôtel de Chengdu, transfert vers l’aéroport pour votre vol vers Lhasa, capitale du Tibet autonome. Dès l’atterrissage à l’aéroport de Gonggar, le paysageuin air pur et sec, le ciel d’un bleu presque irréel et les chaînes neigeuses qui barrent l’horizon vous rappellent immédiatement que vous venez de poser le pied sur le « Toit du Monde ». Votre guide tibétain francophone et votre chauffeur vous accueillent avec le sourire lumineux des gens des hauts plateaux et la traditionnelle écharpe blanche de bienvenue (khata) déposée autour de votre cou en signe de bon augure. Le trajet vers Lhasa (environ 1 h) longe la rivière Kyi Chu, bordée de champs d’orge et de saules, avec déjà en toile de fond les sommets majestueux du massif du Nyainqêntanglha. Vous apercevez parfois des yaks paissant tranquillement et des drapeaux de prières qui claquent au vent : bienvenue dans un autre monde.
Après-midi – À votre arrivée à l’hôtel, situé dans le quartier tibétain de Lhasa (choisi pour son calme et sa proximité avec le cœur spirituel de la ville), l’heure est au repos absolu. À 3 650 mètres, l’organisme a besoin de temps pour s’habituer au manque d’oxygène. Installez-vous dans votre chambre cosy aux touches tibétaines (tentures colorées, thangkas, bois peints), buvez beaucoup d’eau (votre guide vous remettra une thermos d’eau chaude, indispensable ici), respirez calmement, faites une petite sieste ou lisez sur le balcon en contemplant la vue sur le Palais du Potala qui domine déjà la ville comme un vaisseau blanc et ocre posé sur sa colline rouge.
En fin d’après-midi, certains voyageurs aiment simplement s’asseoir dans le lobby ou dans la cour intérieure de l’hôtel, écouter le chant des moines au loin et sentir le soleil puissant caresser leur visage malgré la fraîcheur de l’air.

Matin – Le Potala, palais des dieux et des rois Tôt le matin, quand la lumière dorée frappe les murs ocre et blancs, vous montez vers le Palais du Potala. Perché à 130 mètres au-dessus de la vallée, ce géant sacré semble flotter entre ciel et terre.
Votre guide vous remet les billets et vous commencez l’ascension progressive par l’escalier monumental. À chaque palier, le souffle est court – l’altitude se rappelle à vous – mais la vue sur Lhasa qui s’étend en contrebas, avec ses toits plats et ses temples dorés, vaut chaque marche. À l’intérieur, c’est une plongée dans mille ans d’histoire et de foi : couloirs étroits et sombres qui débouchent soudain sur des chapelles éblouissantes, murs couverts de fresques vieilles de plusieurs siècles, stupas funéraires plaqués d’or et incrustés de turquoises contenant les restes des anciens dalaï-lamas, milliers de statuettes de bouddhas, odeur d’encens de genièvre et de beurre de yak brûlé… La salle du trône du 13ᵉ dalaï-lama, les appartements privés du 14ᵉ, la vue vertigineuse depuis les terrasses sur le toit du monde… Tout est grandiose, presque irréel. Vous ressortez les yeux pleins d’or et le cœur battant, comme après une rencontre avec l’infini.
Après-midi – Jokhang et Barkhor, l’âme vivante du Tibet Après un déjeuner léger (soupes de nouilles thenthuk ou momos pour garder des forces), direction le cœur spirituel du Tibet : le monastère du Jokhang, fondé au VIIᵉ siècle par le roi Songtsen Gampo. Dès l’approche, vous sentez la ferveur : des centaines de pèlerins prosternés sur le parvis, le parfum entêtant de l’encens, les chants graves des moines.
À l’intérieur, l’obscurité est percée par des centaines de lampes à beurre qui dansent sur les visages des statues anciennes. Au centre trône la statue la plus sacrée du Tibet : le Jowo Rinpoché, bouddha Sakyamouni à 12 ans, apporté par la princesse népalaise Bhrikuti il y a 1 400 ans. Les pèlerins y déposent des billets, du beurre, des écharpes blanches, parfois des larmes. L’émotion est palpable.
Fin de journée Vers 17 h, quand le soleil décline derrière le Potala et transforme la ville en or liquide, vous rentrez à l’hôtel à pied ou en véhicule, selon votre énergie. Le corps est fatigué, mais l’âme est pleine.

Matin – La journée débute dans la douceur verte de Norbulingka, le « Jardin des Joyaux », résidence d’été des dalaï-lamas et site UNESCO. Dès l’entrée, l’atmosphère change : plus de bruit de ville, seulement le chant des oiseaux, le froissement des peupliers et l’odeur des roses anciennes.
Vous flânez entre pavillons peints de couleurs vives, lacs artificiels où nagent des canards mandarins, bosquets de saules pleureurs et parterres de pivoines – le flower préféré du 14ᵉ dalaï-lama. Le nouveau palais d’été (construit en 1954-56) conserve encore les appartements privés du Dalaï-Lama actuel : lit modeste, radio anglaise des années 50, salle de bain carrelée avec une baignoire en cuivre… On y sent presque sa présence. Les fresques murales racontent la vie du Bouddha ou des scènes de l’épopée du roi Gesar ; les pièces sentent encore le bois de santal. Un havre de paix où le temps semble s’être arrêté en juillet 1959.
Ensuite, direction les contreforts ouest de Lhasa pour le monastère de Drepung, la plus grande université monastique du Tibet avant 1959. Perché sur le flanc de la montagne, ses bâtiments blancs s’étagent comme une ville miniature. À son apogée, 10 000 moines y vivaient, étudiaient, débattaient et priaient. Aujourd’hui encore, l’endroit est impressionnant : cuisines gigantesques où l’on imagine les marmites de tsampa pour des milliers de bouches, salles d’assemblée aux piliers rouge sombre, chapelles remplies de statues de protecteurs féroces et de bouddhas paisibles. Depuis le toit, la vue sur la vallée de Lhasa est à couper le souffle – on comprend pourquoi les moines disaient « voir le monde entier depuis Drepung ».
Après-midi – Le tonnerre du dharma à Sera Après un déjeuner simple (souvent pris dans un petit restaurant monastique ou au pied de Drepung), cap sur le monastère de Sera, à seulement 5 km au nord. L’événement phare a lieu vers 15 h dans la cour des débats : dès que la cloche retentit, des centaines de moines en bordeaux se regroupent par petits groupes sous les arbres. Les questions fusent, les réponses claquent, les mains frappent avec force pour marquer chaque argument victorieux – geste célèbre où la paume droite descend comme la foudre de la sagesse sur les illusions. Les touristes sont autorisés à rester sur le côté et à photographier (sans flash). L’énergie est électrique, mais profondément joyeuse : ici, on cherche la vérité à grands coups de logique et d’humour. Vous terminez par une visite plus calme des chapelles de Sera : l’une d’elles abrite une impressionnante statue de Maitreya (le bouddha futur) et des milliers de petites statuettes sculptées dans la roche par les moines au fil des siècles.
Fin de journée Le soleil décline derrière les montagnes, les moines rentrent en courant vers leurs dortoirs, la poussière d’or flotte dans l’air. Vous redescendez vers Lhasa, les oreilles encore pleines des éclats de voix et du claquement des mains.

Matin – Retour vers les plaines centrales et l’âme de la Chine ancienne Après un dernier regard sur le Potala qui s’éloigne dans le hublot, votre vol matinal vous ramène vers le cœur historique de la Chine : Xi’an, dans le Shaanxi. Le contraste est saisissant : adieu l’air sec et le ciel cobalt du Tibet, bonjour la douceur tempérée des plaines du Fleuve Jaune, berceau de la civilisation chinoise.
À l’atterrissage, votre nouveau guide francophone et votre chauffeur vous accueillent avec la même chaleur qu’à Lhasa. Pancarte à votre nom, sourire large, et transfert privé vers le centre-ville. L’hôtel, situé à proximité des remparts Ming, allie confort moderne et touches de style impérial : briques grises, lanternes, patio intérieur où l’on entend déjà le bruit lointain des bicyclettes et des klaxons.
Après-midi – Le Quartier musulman, explosion de vie et de parfums Après un déjeuner léger à l’hôtel ou dans une petite cantine de nouilles, direction l’un des quartiers les plus vivants de Chine : le Quartier musulman Hui, derrière la Tour du Tambour.
Dès le premier pas dans la Grande Rue des Musulmans (Huimin Jie), c’est l’assaut des sens : fumée des barbecues où grillent des brochettes d’agneau au cumin et au piment, cris des marchands, odeurs de pain naan tout juste sorti du four tandoor, montagnes de dattes, de noix et de fruits secs venus tout droit du Xinjiang. Les nouilles biangbiang sont étirées à la main devant vous – ces larges rubans de pâte qui font « biang ! » quand on les tape sur le plan de travail. On goûte, on marchande, on se laisse porter par le courant humain.
Au milieu de ce joyeux chaos, un havre de calme : la maison de la famille Gao, splendide demeure de marchands du XVIIᵉ siècle transformée en musée vivant. Cour carrée, portes en bois de lune, paravents sculptés, meubles en palissandre… On y respire l’élégance discrète des familles riches de l’époque Qing. Les pièces racontent la vie quotidienne d’autrefois : salon de réception, chambre nuptiale aux broderies rouges, cuisine avec son fourneau en terre.
Le clou du spectacle arrive en fin d’après-midi : dans la petite salle de théâtre de la cour intérieure, les lumières s’éteignent. Derrière un écran de papier de riz éclairé par-derrière, les silhouettes d’ombres chinoises prennent vie. Cuir finement découpé, articulé par de fines baguettes, les personnages dansent, combattent, pleurent et rient au rythme du erhu, des cymbales et d’une voix chantée en dialecte shaanxi. Scènes de la légende de la Dame Blanche, du Singe Roi ou de la Grande Muraille… c’est délicat, drôle, poignant – une tradition millénaire qui semble surgir directement du passé.

Matin – Face à l’armée silencieuse de l’Empereur Jaune Départ tôt pour éviter la foule : à seulement 40 minutes du centre, le site du mausolée de Qin Shi Huang s’ouvre devant vous comme un livre d’histoire vivant.
Vous entrez d’abord dans la Fosse n°1 : 8 000 soldats d’argile, alignés en ordre de bataille depuis 2 200 ans, vous fixent de leurs regards vides mais incroyablement expressifs. Les détails sont saisissants – moustaches tressées, plis des armures, semelles cloutées, même les motifs des lacets sont différents. Chaque visage est unique : certains ont l’air sévère, d’autres presque souriants, un général porte encore la trace d’un pinceau rouge sur la joue (la couleur d’origine, avant l’oxydation à l’air).
Les fosses 2 et 3 révèlent archers à genoux, chars de bronze grandeur nature, officiers aux coiffes sophistiquées. Votre guide vous raconte l’histoire folle : 700 000 ouvriers, 36 ans de travail, un empereur paranoïaque qui voulait emmener toute son armée dans la mort… et qui y est presque parvenu. On ressort ébloui, presque intimidé par cette armée qui attend toujours son ordre de marche.
Après-midi – Sur les remparts et au cœur du vieux Xi’an Retour en ville pour un déjeuner rapide, puis direction les Remparts Ming de Xi’an : 13,7 km de fortifications parfaitement conservées, parmi les plus larges et les mieux entretenues au monde. On monte par une rampe douce (conçue autrefois pour les chevaux) et soudain, vous marchez sur une autoroute de briques large de 15 mètres, bordée de créneaux et de tours de guet.
En vélo (location facile, ~30-50 CNY l’heure) ou à pied, la promenade est magique : d’un côté la vieille ville aux toits gris et aux ruelles animées, de l’autre les gratte-ciel modernes qui rappellent que Xi’an est aussi une métropole de 13 millions d’habitants. Le vent porte l’odeur des jujubes grillés et des nouilles sautées depuis les stands en contrebas. Vous redescendez près de la Tour du Tambour, imposante bâtie en 1380. À l’intérieur, un petit musée de tambours anciens, puis, à l’heure dite, un concert de musique traditionnelle : cloches de pierre, guzheng, pipa, erhu… les sons cristallins emplissent la salle en bois, comme un voyage dans le temps jusqu’à l’époque où Xi’an s’appelait Chang’an et accueillait les caravanes de la Route de la Soie.

Matin – Le TGV fend la plaine chinoise Après le petit-déjeuner, votre chauffeur vous dépose à la gare ultra-moderne de Xi’an Nord. Embarquement dans un TGV G (vitesse moyenne 300 km/h) : places confortables en seconde classe (ou première sur demande), plateau-repas ou chariot de snacks, paysages qui défilent comme un film accéléré – champs de blé, villages aux toits gris, puis les monts Taihang qui annoncent le Nord.
En à peine 4 h 30 à 5 h, vous voilà déjà à Pékin-Ouest ou Pékin-Nord. Votre guide pékinois francophone vous accueille dès la sortie des portiques, pancarte à votre nom, grand sourire. Direction immédiate vers le nord-ouest de la ville (45 min-1 h selon la circulation).
Après-midi – Le Palais d’Été, jardin des rêves impériaux Dès l’entrée nord, l’air devient plus frais : vous êtes au bord du lac Kunming, au cœur du Yiheyuan (Jardin de l’Harmonie Préservée), site UNESCO et ancienne villégiature d’été des empereurs Qing.
L’impératrice douairière Cixi avait bon goût :
+ Vous commencez par la célèbre Galerie Couverte (Changlang) de 728 mètres, la plus longue galerie peinte du monde. Chaque poutre du plafond est ornée d’une peinture différente – plus de 14 000 scènes : paysages, légendes, oiseaux, fleurs… Un livre d’art à ciel ouvert.
+ Puis le Bateau de Marbre, immobile et grandiose, symbole du caprice de Cixi qui détourna les fonds de la marine pour le construire (« mieux vaut un bateau qui ne coule pas » disait-elle).
+ Le Pont aux Dix-Sept Arches, cambré comme un arc-en-ciel, reflété dans l’eau calme.
+ Enfin, vous grimpez (ou prenez le petit funiculaire) jusqu’au cœur du palais : le Temple du Nuages Ordonnés et la Tour du Parfum du Bouddha qui dominent le lac et la ville lointaine.
+ Le moment magique : vous embarquez sur un petit bateau à pédales ou un bateau-dragon électrique pour traverser le lac Kunming. Le vent est léger, les saules pleurent sur l’eau, les pagodes lointaines se reflètent, des cygnes et des carpes passent sous la coque. Pour un instant, vous êtes l’empereur ou l’impératrice en personne, glissant sur l’eau turquoise au milieu de lotus et de pavillons vermillon.
Fin de journée Transfert vers votre hôtel au centre de Pékin (près de Qianmen ou Wangfujing selon le choix). Temps libre pour vous installer ou faire une première petite promenade dans les hutongs illuminés.

Matinal, vous posez le pied sur la Place Tian’anmen, la plus vaste esplanade du monde, cœur battant et parfois blessé de la Chine. Votre guide francophone, voix posée et grave, vous conduit là où l’Histoire a laissé des cicatrices invisibles : le 4 mai 1919, le 1er octobre 1949, les printemps silencieux et les hivers trop bruyants. Les pavés semblent retenir leur souffle.
Après-midi Au nord, la Cité Interdite ouvre ses portes vermillon. Franchissez la Porte de la Paix Céleste sous le regard impassible de Mao, et soudain le monde extérieur s’efface. Devant vous s’étendent 72 hectares de pourpre et d’or, 8 700 salles où vingt-quatre empereurs ont rêvé d’éternité. Dragons de marbre qui s’enroulent sur les rampes impériales, toits aux tuiles vernissées lourdes de symboles, cours si vastes que le ciel y tombe comme dans un miroir. Chaque pas fait résonner le bois des passerelles, chaque salle exhale encore le parfum éteint de l’encens et des complots. Jades translucides, porcelaines plus fines qu’une aile de libellule, rouleaux de calligraphie où l’encre semble encore humide : tout ici parle d’une grandeur qui n’a pas besoin de crier.
La journée s’achève par un dîner dans un restaurant local, où le canard laqué, à la peau croustillante et aux saveurs riches, célèbre l’art culinaire pékinois.

Matin – Le Temple du Ciel, là où l’empereur devenait humble À l’aube, quand Pékin est encore enveloppée d’une lumière douce et laiteuse, le Temple du Ciel ouvre grand ses portes de cinnabar. Vous franchissez le seuil du parc immense, où les cyprès millénaires dressent leurs flèches noires comme des pinceaux suspendus vers le ciel. Partout, la vie palpite déjà : groupes de retraités qui font voler des cerfs-volants en forme de dragons, voix rauques qui entonnent des airs révolutionnaires, éventails qui claquent au rythme lent du tai-chi. Le peuple célèbre le jour comme les empereurs célébraient autrefois le cosmos.
Au centre, la Salle de la Prière pour de Bonnes Récoltes se dresse, ronde et parfaite, coiffée de tuiles bleues si profondes qu’on dirait un morceau de firmament tombé sur terre. Trois toits concentriques, soutenus par des colonnes rouge sang, symboles du Ciel, de la Terre et de l’Homme en harmonie. Votre guide parle bas, comme dans une cathédrale : c’est ici que l’empereur, Fils du Ciel, venait une fois l’an, pieds nus, jeûner trois jours, puis gravir l’escalier de marbre pour supplier le Ciel d’accorder pluie et moissons. On sent encore, entre les dalles usées, le poids de ces prières qui portaient le destin d’un empire.
Après-midi – La Grande Muraille à Mutianyu : le dragon de pierre prend vie Après un déjeuner rapide (souvent des spécialités montagnardes près du site), route d’environ 1 h 30 vers le nord-est à travers les vergers de pommiers et de poiriers.
Mutianyu : le plus beau et le plus agréable tronçon accessible depuis Pékin. Moins bondé que Badaling, plus sauvage, parfaitement restauré. Dès l’arrivée, le dragon apparaît : un ruban de briques grises qui ondule sur les crêtes verdoyantes à perte de vue, ponctué de 23 tours de guet majestueuses.
Deux options pour monter (au choix) :
· Télécabine ultra-moderne (15 min, vue panoramique dès la montée)
· Ou, pour les plus courageux, la marche raide par le sentier (30-40 min d’effort, mais sensation forte garantie).
Une fois sur le chemin de ronde, c’est l’émerveillement absolu : Le vent vif des hauteurs, le silence uniquement troublé par le cri des cigales ou le battement d’un drapeau, les collines rondes du Yan Shan qui s’étagent jusqu’à l’horizon, la muraille qui grimpe et descend comme un dragon ivre, parfois si pentue qu’on doit s’aider des mains.

Matin – L’heure du au revoir Dernier petit-déjeuner dans le calme de votre chambre ou dans la salle lumineuse de l’hôtel : thé au jasmin, baozi tout juste sortis de la vapeur, congee parfumé ou croissants pour ceux qui ont la nostalgie de l’Occident. Vous avez encore sur la langue le goût du thé au beurre de yak, des brochettes au cumin de Xi’an, du canard laqué croustillant de Pékin… et dans les yeux les images des pandas qui roulent dans l’herbe, des moines qui claquent des mains à Sera, des soldats de terre cuite qui attendent depuis deux millénaires, de la Grande Muraille qui serpente à l’infini.
Votre chauffeur vous récupère et dernier trajet dans les avenues larges de Pékin : vous passez une ultime fois devant la Cité Interdite qui brille sous le soleil matinal, longez les douves aux lotus, apercevez peut-être un vieux monsieur qui fait voler son cerf-volant au-dessus des hutongs.
À l’aéroport international de Pékin-Capital ou Daxing, votre guide vous accompagne jusqu’au comptoir d’enregistrement, vous remet vos billets, échange les derniers sourires et les derniers « xie xie » et « tashi delek ». Fin de nos services.










